Haïti-Justice : Jean Anil Louis Juste 7 ans après, le mystère reste entier sur son assassinat

Haïti-Justice : Jean Anil Louis Juste 7 ans après, le mystère reste entier sur son assassinat

A la Faculté des Sciences Humaines, étudiants et professeurs pleurent encore le départ du professeur-militant politique de gaude Jean Anil Louis Juste

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A la Faculté des Sciences Humaines, étudiants et professeurs pleurent encore le départ du professeur-militant politique de gaude Jean Anil Louis Juste tombé sous les balles assassines le 12 janvier 2010 quelques heures avant le tremblement de terre qui a détruit la capitale haïtienne.

7 ans après l’assassinat du professeur Louis Juste appelé affectivement Janil, ses assassins courent encore les rues, regrette le secrétaire général de la faculté des Sciences humaines, le professeur Yves Barthelemy. Jean Anil Louis Juste était un marxiste, communiste, progressiste dans le vrai sens du terme. Et c’est la principale cause de son assassinat croit savoir le professeur Barthelemy.
« Jean Anil Louis Juste était un marxiste, communiste, progressiste dans le vrai sens du terme. Et c’est la principale cause de son assassinat », déclare le professeur Barthelemy.

« C’est un professeur dynamique. Il a été toujours à la disposition des étudiants. Le professeur Louis Juste avait une vision de changement axé sur le matérialisme dialectique. Il a été un homme de gauche avec une humanité hors du commun », confie le professeur Yves Barthelemy.

Jean Anil Louis Juste a été un intellectuel progressiste et très dynamique. Dans ses nombreux ouvrages dont « de la crise de l’éducation à l’éducation de la crise » le professeur Jean Anil Louis Juste, titulaire d’un doctorat de l’université fédérale de Pernambouc au Brésil, a surtout agité des questions sociales comme l’éducation et l’exploitation des travailleurs haïtiens. Theagène Dauphin a côtoyé le professeur Louis Juste au cours de sa formation en sociologie à la FASCH. Il présente le professeur comme un vrai acteur du changement social ayant mis la liberté totale de l’homme au centre de son combat.

« La vie du professeur Louis Juste a été surtout marqué par son combat pour la concrétisation de l’idéal de Jean Jacques Dessalines. C’est un militant conséquent qui a œuvré pour le changement du système éducatif. Anil a été un vrai révolutionnaire », fait remarquer Theagène Dauphin.

Cherilin Pierre Antoine a été étudiant niveau 1 en communication sociale au moment où le professeur a été lâchement assassiné à la rue capois le 12 janvier 2010. Aujourd’hui titulaire d’une licence, il présente Jean Anil Louis Juste comme quelqu’un qui a surtout marié ses idées à ses pratiques de vie quotidienne.« Entre le militant et le professeur il n’y avait pas de différence en ce qui concerne le sens du combat politico-académique du professeur Louis Juste. J’avais toujours rêvé de travailler avec lui dans le cadre de mes études. C’est dommage que je n’aie pas eu le temps de le faire », dit Cherilin Pierre Antoine parlant de Jean Anil Louis Juste comme un vrai exemple de « praxiste ».

12 janvier 2010 – 12 janvier 2017, 7 ans après, la justice haïtienne n’a jusque la pipé mot sur les mystères qui entourent l’assassinat de Jean Anil Louis Juste. Si Theagène Dauphin critique “l’attitude complice” du rectorat de l’UEH, Chérilin Pierre Antoine dit n’attendre rien de concret du système judicaire sur ce dossier.

Yves Barthelemy parle quant à lui d’un assassinat politique. « Quelques mois après l’assassinat du professeur Louis Juste j’ai contacté le commissaire de la direction centrale de la police judicaire (DCPJ) chargé de travailler sur le dossier. Il m’a dit que le dossier est très complexe sans en dire plus. De là j’ai pu déceler que l’assassinat du professeur est un acte politique », conclut il.

Avant son assassinat Jean Anil Louis Juste avait jouit de la réputation d’avoir accompagné beaucoup plus d’étudiants de l’UEH dans leur travail de fin d’étude que d’autres professeurs ne l’ont fait. Si les idées défendues par JANIL restent encore de mise, n’empêche que son assassinat mystérieux laisse encore un grand vide dans la communauté universitaire haïtienne.

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